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Le Club de Rome (1968) : Un groupe international d’économistes, d’industriels et de politiques s’interroge sur le devenir de la Planète. Ils commandent alors à une équipe de scientifiques un rapport traitant de ce sujet. Publié en 1972, le rapport « Halte à la croissance » conclu que la croissance matérielle perpétuelle conduira tôt ou tard à un "effondrement" du monde qui nous entoure, c’est-à-dire à une chute brutale de la population et du niveau de vie. Selon eux, même en étant très optimiste sur les capacités technologiques à venir, cet effondrement devrait avoir lieu avant fin 2100.
Rapport MEADOWS, Halte à la croissance
A l’initiative des Nations Unies en vue de proposer des stratégies de coopération internationale face aux problèmes environnementaux, est créée la Commission Bruntland (1987). Elle souhaite établir un agenda global du changement ne se limitant pas aux problèmes environnementaux. Ce qui est en jeu est la promotion d’une « ère nouvelle de croissance économique ».
Une première définition du développement durable est officiellement inscrite dans le Rapport Brundtland :
« Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins ».
Face au statisme mondial devant le développement durable, est organisé le Sommet planete terre de Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 par les Nations Unies. Cette conférence doit permettre de fixer un cadre au développement durable à la définition encore peu opérationnelle.
Ainsi, 178 pays adhèrent à la Déclaration de Rio qui envisage plus précisément le développement durable selon 27 principes et à l’Agenda 21 planétaire ou « Action 21 ».
Le premier principe de la Déclaration de Rio : « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ». Les 27 principes de la Déclaration de Rio
En 2002, au cours du Sommet de la Terre de Johannesburg (Afrique du Sud), les Nations Unies font le bilan des dix années écoulées mais il apparaît que les conventions sur le changement climatique et la biodiversité n’ont pas été à la hauteur des enjeux : le Protocole de Kyoto visant à réduire les gaz à effet de serre n’a toujours pas été ratifié par les Etats-Unis... Sa finalité était déjà d’inciter les Etats membres à réitérer leurs engagements en terme de développement durable et à renforcer les liens Nord / Sud.
Pour autant, le dialogue engagé lors de cette conférence est la preuve de la diffusion d’une culture mondiale de respect de l’écologie marqué, d’un point de vue français, par le cri pessimiste lancé par Jacques Chirac devant l’assemblée plénière : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Rapport du sommet de Johannesburg
LE DEVELOPPEMENT REPOND AU PRINCIPE DE SOLIDARITE DANS LE TEMPS ET DANS L’ESPACE, DOIT RENVOYER A UNE APPROCHE GLOBALE, INVITER A LA PARTICIPATION DE TOUS, ET SURTOUT, DESSINER UNE ETHIQUE DE RESPONSABLITE AUSSI BIEN UNIVERSELLE QU’INDIVIDUELLE


